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1.6 La phase de stabilisation

Que dire aux patients avant de commencer ?
Baclofène : les contre-indications
Le craving
Le début du traitement
La répartition des comprimés
La phase de stabilisation
Les associations médicamenteuses et contre-indications
Les effets secondaires
Posologie : jusqu’où ?
Un traitement à vie ?


1.6 La phase de stabilisation

Dès la survenue de l’indifférence souhaitée ou de l’abstinence désirée , la posologie doit être maintenue  un certain temps.

C’est une phase cruciale  car la personne se retrouve face à elle même .  L’obsession de la consommation, les rituels qui rythment la journée, l’angoisse de la supérette fermée : tout cela disparaît et un grand vide s’installe.Qu’ai je fait de ces années d’alcoolisme incontrôlé ?

Où sont mes amis perdus, que pensent-ils de moi ? , comment leur expliquer et regagner leur confiance ?

Et mes enfants : combien de temps va-t-il falloir pour qu’ils croient que cette fois ci c’est la bonne, c’est la fin du cauchemar ?
Et tous ces courriers de banques, ces factures qui se sont entassées, ces lettres recommandées non ouvertes : par quoi commencer ?

Période critique donc : devant la personne «  guérie »la liste des choses à faire est longue et le sentiment de fragilité prend le dessus : vais-je y arriver ?

Cette phase de  stabilisation  doit être marquée donc par  les éléments suivants :

Ne pas bouger la posologie, ne pas baisser, éventuellement un petit peu pour réduire les éventuels ES présents  sans faire revenir le craving.

Proposer à son patient de reprendre son carnet d’adresse et  revoir  les amis proches, ceux qui s’étaient éloignés pendant la période des alcoolisations massives.

Lui demander de se  poser la question d’une psychothérapie : faire un travail sur l’anxiété et ou la dépression sous-jacente à son entrée dans l’alcool – demander   un soutien aussi.

Reprendre toutes les démarches administratives laissées de côté et se faire aider par un proche pour cela.

Extrait du livre du Dr Renaud de Beaurepaire « Vérités et mensonges sur le baclofene  » Ed Lafont